Ici se trouve un contenu "FLASH" que vous ne pouvez voir parcequ'il n'est pas installé. Allez à l'adresse suivante pour télécharger flash player

Compagnie
Actualités
Réalisations
Traces
Contacts
Liens

Trafic d'intrusion I

Bloc image 1

Mémoire-Fleuve

Bloc image 2

Intermède
Les Enfants Rois
R-134

Text 2

Trafic d’intrusion propose d’enquêter sur les différents rapports de forces entre les pratiques infiltrantes et la ville. Il s’agit de chercher des temps, des espaces, des actions et des contextes par lesquels l’œuvre réussit à détourner les contraintes qui régularisent l’espace urbain. Suite à un processus de réflexion interdisciplinaire, une série d’infiltrations ont été créées dans différents espaces habités par la communauté du quartier Centre-Sud afin de proposer des voies d’autonomisation de l’œuvre furtive dans le paysage urbain. Un archivage photo, audio et vidéo témoigne du processus de recherche et de création qui fut présenté lors d’un panel de réflexion, le 16 octobre 2013 à l’Écomusée du fier monde, regroupant les principaux acteurs du projet à des intellectuels intéressés par notre hypothèse de départ.

L'équipe de penseur : Julie Faubert, Louis Jacob et Patrice Loubier

Cellule 1 : Mémoire-Fleuve

(Alexis Bellavance, Steve Giasson et Nicolas Rivard)
La cellule Mémoire-Fleuve s’est concentrée sur les rapports socio-politiques des instances du pouvoir dans la ville. Plus particulièrement, se sont les caméras de surveillance qui ont attiré son attention. Ainsi, à partir d’une réalité souvent oubliée, soit celle d’être constamment filmé dans notre quotidien, Mémoire-Fleuve a voulu soulever les possibilités de détournement de la caméra de surveillance en s’appropriant une action quotidien : celle de la marche.

Les 3 artistes de la cellule ont donc marché le pont Jacques-Cartier, de Montréal à Longueuil et vice versa, en tentant de se faire repérer le plus possible par les caméras de surveillance. De plus, certaines d’entre elles peuvent être visionnées en direct sur le site de la société des ponts Jacques-Cartier et Champlain. Des captures d’écran ont alors été prises lorsque les protagonistes y apparaissaient afin de donner vie à une deuxième œuvre, complémentaire de la performance-marche. En effet, durant leur marche, les trois artistes ont captés des images photographiques et vidéographiques auxquelles ont été juxtaposées les images captées par les caméras de surveillance. Ce montage vidéo a, par la suite, été présenté au sein d’une installation audio-visuelle lors du panel de réflexion Trafic d’intrusion.

Le projet voulait ainsi démontrer les écarts esthétiques entre une vision panoramique issue de l’expérience quotidienne versus celle plus administrative qui guette nos faits et gestes. Il voulait également détourner l’expérience anodine de la marche en une action perturbatrice des instances de pouvoir en insistant sur la présence de cette action au sein d’un environnement hyper-contrôlé.

Cellule 2 : Intermède

(Jean-François Boivenue, Catherine Cédilot et Chloé Poirier-Sauvé)
La cellule Intermède s’est questionnée sur la langue et la tradition orale. Leur idée de départ était de remettre au goût du jour des expressions disparues ou d’en inventer. C’est au moyen de graffitis, de tatouages temporaires distribués aux passants du quartier, de projections urbaines sur des édifices et autres qu’ils souhaitaient faire vivre l’oeuvre infiltrante sans qu’elle ne puisse être détournée. Choisissant le joual comme sujet de recherche, les artistes ont enquêté dans un bar du quartier Centre-Sud afin d’y repérer des idiolectes et des particularités langagières. Ils s’y sont déplacés équipés de microphones cachés pour y récolter des données. Le travail de recherche s’est transmué en un moment d’échange entre les trois artistes et quelques habitués du bar faisant passer les conversations de la sphère publique à la sphère privée. Cette expérience personnelle motivée par un désir esthétique est apparue comme étant une oeuvre relationnelle, infiltrante et performative assurant sa pérennité par le souvenir qu’elle évoque chez celui qui l’a vécue.

Cellule 3 : Les Enfants Rois

(Kevin Gravier, Antoine Joie et Nicolas Rochette)
La cellule des Enfants Rois a cherché à briser la permanence du réel de l’espace urbain et à provoquer des remises en doute sur la capacité des instances de pouvoir de la ville de départager le possible de l’impossible, le permis de l’interdit. Ce projet se divisait en deux types d’actions. D’abord, les Enfants Rois ont montés des scènes de fiction absurdes in situ autour de « landmark » du centre-sud et les ont capturés sur médium photographique. Ensuite ils ont infiltré les environs de chaque scène en diffusant les photos pour les mettre en contact avec les citoyens habitants le secteur.

De nombreux citoyens se sont donc retrouvés avec une photo dans leur boîte aux lettres ou sur le babillard d’un commerce qu’ils fréquentent, photo représentant une scène impossible, mais qui se déroule dans un lieu qu’ils peuvent reconnaître, car faisant partie de leur paysage quotidien. À l’endos de la photo : le logo des Enfants Rois et une phrase « Libérez les enfants ». La source de la photo restait donc tout à fait ouverte, mais son message clairement axé sur la question du renversement de pouvoir.

Un renversement à la façon d’un enfant qui revendiquerait son autonomie, sa liberté dans l’environnement formaté que peut être la ville.

Cellue 4 : R-134

(Jason Arsenault, Karine Galarneau et Catherine Lalonde-Massecar)
Les artistes de la Cellule R-134 se sont intéressés au territoire entourant les embranchements d’accès au pont Jacques-Cartier. Ils se sont penchés sur les rapports de confrontation entre les zones de passages piétonniers officielles et officieuses, entrelacées à celles des bretelles routières. Ils ont observé les comportements des utilisateurs et ont relevé les « lignes de désirs » des usagers, c'est-à-dire les traces de réelles trajectoires des passants.

Pour faire suite à leurs observations, les artistes ont créé une cartographie incluant les passages hasardeux et ceux que l’on dit sans risque; ils ont installé une nouvelle signalétique de traverses pour piétons (la tortue, l’écureuil, et le lièvre), et ont habité les zones interstitielles (les petits îlots de gazon).

Galerie Photo
(crédits photos: LePetitRusse)

Voir la vidéo officielle
Voir la vidéo de Mémoire-fleuve
Voir la vidéo création de R-134 (1 de 2)
Voir la vidéo création de R-134 (2 de 2)

Ajouter un fichier (exemple .pdf)

Trafic d’intrusion propose d’enquêter sur les différents rapports de forces entre les pratiques infiltrantes et la ville

Trafic d’intrusion propose d’enquêter sur les différents rapports de forces entre les pratiques infiltrantes et la ville. Il s’agit de chercher des temps, des espaces, des actions et des contextes par lesquels l’œuvre réussit à détourner les contraintes qui régularisent l’espace urbain. Suite à un processus de réflexion interdisciplinaire, une série d’infiltrations ont été créées dans différents espaces habités par la communauté du quartier Centre-Sud afin de proposer des voies d’autonomisation de l’œuvre furtive dans le paysage urbain. Un archivage photo, audio et vidéo témoigne du processus de recherche et de création qui fut présenté lors d’un panel de réflexion, le 16 octobre 2013 à l’Écomusée du fier monde, regroupant les principaux acteurs du projet à des intellectuels intéressés par notre hypothèse de départ.

L'équipe de penseur : Julie Faubert, Louis Jacob et Patrice Loubier

Cellule 1 : Mémoire-Fleuve

(Alexis Bellavance, Steve Giasson et Nicolas Rivard)
La cellule Mémoire-Fleuve s’est concentrée sur les rapports socio-politiques des instances du pouvoir dans la ville. Plus particulièrement, se sont les caméras de surveillance qui ont attiré son attention. Ainsi, à partir d’une réalité souvent oubliée, soit celle d’être constamment filmé dans notre quotidien, Mémoire-Fleuve a voulu soulever les possibilités de détournement de la caméra de surveillance en s’appropriant une action quotidien : celle de la marche.

Les 3 artistes de la cellule ont donc marché le pont Jacques-Cartier, de Montréal à Longueuil et vice versa, en tentant de se faire repérer le plus possible par les caméras de surveillance. De plus, certaines d’entre elles peuvent être visionnées en direct sur le site de la société des ponts Jacques-Cartier et Champlain. Des captures d’écran ont alors été prises lorsque les protagonistes y apparaissaient afin de donner vie à une deuxième œuvre, complémentaire de la performance-marche. En effet, durant leur marche, les trois artistes ont captés des images photographiques et vidéographiques auxquelles ont été juxtaposées les images captées par les caméras de surveillance. Ce montage vidéo a, par la suite, été présenté au sein d’une installation audio-visuelle lors du panel de réflexion Trafic d’intrusion.

Le projet voulait ainsi démontrer les écarts esthétiques entre une vision panoramique issue de l’expérience quotidienne versus celle plus administrative qui guette nos faits et gestes. Il voulait également détourner l’expérience anodine de la marche en une action perturbatrice des instances de pouvoir en insistant sur la présence de cette action au sein d’un environnement hyper-contrôlé.

Cellule 2 : Intermède

(Jean-François Boivenue, Catherine Cédilot et Chloé Poirier-Sauvé)
La cellule Intermède s’est questionnée sur la langue et la tradition orale. Leur idée de départ était de remettre au goût du jour des expressions disparues ou d’en inventer. C’est au moyen de graffitis, de tatouages temporaires distribués aux passants du quartier, de projections urbaines sur des édifices et autres qu’ils souhaitaient faire vivre l’oeuvre infiltrante sans qu’elle ne puisse être détournée. Choisissant le joual comme sujet de recherche, les artistes ont enquêté dans un bar du quartier Centre-Sud afin d’y repérer des idiolectes et des particularités langagières. Ils s’y sont déplacés équipés de microphones cachés pour y récolter des données. Le travail de recherche s’est transmué en un moment d’échange entre les trois artistes et quelques habitués du bar faisant passer les conversations de la sphère publique à la sphère privée. Cette expérience personnelle motivée par un désir esthétique est apparue comme étant une oeuvre relationnelle, infiltrante et performative assurant sa pérennité par le souvenir qu’elle évoque chez celui qui l’a vécue.

Cellule 3 : Les Enfants Rois

(Kevin Gravier, Antoine Joie et Nicolas Rochette)
La cellule des Enfants Rois a cherché à briser la permanence du réel de l’espace urbain et à provoquer des remises en doute sur la capacité des instances de pouvoir de la ville de départager le possible de l’impossible, le permis de l’interdit. Ce projet se divisait en deux types d’actions. D’abord, les Enfants Rois ont montés des scènes de fiction absurdes in situ autour de « landmark » du centre-sud et les ont capturés sur médium photographique. Ensuite ils ont infiltré les environs de chaque scène en diffusant les photos pour les mettre en contact avec les citoyens habitants le secteur.

De nombreux citoyens se sont donc retrouvés avec une photo dans leur boîte aux lettres ou sur le babillard d’un commerce qu’ils fréquentent, photo représentant une scène impossible, mais qui se déroule dans un lieu qu’ils peuvent reconnaître, car faisant partie de leur paysage quotidien. À l’endos de la photo : le logo des Enfants Rois et une phrase « Libérez les enfants ». La source de la photo restait donc tout à fait ouverte, mais son message clairement axé sur la question du renversement de pouvoir.

Un renversement à la façon d’un enfant qui revendiquerait son autonomie, sa liberté dans l’environnement formaté que peut être la ville.

Cellue 4 : R-134

(Jason Arsenault, Karine Galarneau et Catherine Lalonde-Massecar)
Les artistes de la Cellule R-134 se sont intéressés au territoire entourant les embranchements d’accès au pont Jacques-Cartier. Ils se sont penchés sur les rapports de confrontation entre les zones de passages piétonniers officielles et officieuses, entrelacées à celles des bretelles routières. Ils ont observé les comportements des utilisateurs et ont relevé les « lignes de désirs » des usagers, c'est-à-dire les traces de réelles trajectoires des passants.

Pour faire suite à leurs observations, les artistes ont créé une cartographie incluant les passages hasardeux et ceux que l’on dit sans risque; ils ont installé une nouvelle signalétique de traverses pour piétons (la tortue, l’écureuil, et le lièvre), et ont habité les zones interstitielles (les petits îlots de gazon).

Galerie Photo
(crédits photos: LePetitRusse)

Voir la vidéo officielle
Voir la vidéo de Mémoire-fleuve
Voir la vidéo création de R-134 (1 de 2)
Voir la vidéo création de R-134 (2 de 2)

Intermède
Les Enfants Rois
R-134